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mercredi, 12 juin 2024

15è Sommet Ordinaire de la Cemac : Un rendez-vous aux multiples enjeux

A quelques heures de l’ouverture du 15è sommet ordinaire des Chefs d’Etats de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) qui se tient au Cameroun, votre journal lacrèmehebdo se penche sur les enjeux de ce sommet ainsi que les défis essentiels auxquels les leaders de la sous régions sont appelés à relever.

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Cinq ans après le dernier sommet des Chefs d’Etats de la Cemac sous la présidence du Président Paul BIYA, alors nouveau président en exercice de l’organisation sous régionale, la capitale camerounaise Yaoundé accueille une nouvelle fois le 15è sommet des leaders des pays de la zone Cemac. Une rencontre exceptionnelle qui jonchée d’opportunités à plusieurs niveaux tant les enjeux sont énormes et imposent des résolutions urgentes pour la survie de la Cemac et l’accélération de l’intégration sous régionale.
Au menu des enjeux la consolidation entre les différents Chefs d’Etats, des acquis de la longue et difficile marche vers la constitution d’une communauté économiquement intégrée, et la fusion des marchés de la sous-région. Ensuite, il importe de réagir vigoureusement au nouvel environnement créé par le conflit en Europe de l’Est, en adoptant des mesures stratégiques et opérationnelles. L’enjeu majeur est de préserver la sécurité alimentaire et de mettre en place les conditions de reprise d’une croissance économique forte, inclusive et durable.
Au plan institutionnel, ce Sommet est appelé à désigner de nouveaux responsables à la tête des institutions, organes, institutions spécialisées et agences d’exécution de la CEMAC. Il est, par exemple, à noter que tout le Gouvernement de l’Union Economique de l’Afrique Centrale (UEAC) devrait être renouvelé. Les mandats du Président de la Commission de la CEMAC, de la Vice-présidente et des quatre Commissaires étant échus, leurs postes devraient être pourvus. Les Chefs d’Etat pourraient également être amenés à procéder aux nominations du Vice-Gouverneur, du Secrétaire Général et des trois Directeurs Généraux de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC). Cette concertation serait l’occasion de procéder à une évaluation du quinquennat qui s’achève, tant à la Commission que dans toutes les autres structures de la CEMAC. Les échanges entre le Chefs d’Etat et de Gouvernement ne devraient pas s’empêcher d’aborder la délicate question de la circulation de la cryptomonnaie dans la sous-région, tout comme ils pourraient revisiter le principe de rotation des personnels au niveau des institutions, organes et institutions spécialisées de la CEMAC, suite à l’abrogation du consensus de Fort-Lamy. Les experts relèvent également que la problématique du financement de la CEMAC à travers la taxe communautaire d’intégration (TCI) ou encore le processus de rationalisation des deux Communautés sous régionales, la CEEAC et la CEMAC, sont autant de sujets dans l’agenda des Chefs d’Etat et de Gouvernement. A l’issue des travaux, le Président de la République du Cameroun, Paul BIYA, Président en exercice de la CEMAC depuis le 24 mars 2019, devrait passer le relais au Président Faustin-Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine. En définitive, le Sommet de Yaoundé marquera certainement un autre tournant décisif dans la vie de la CEMAC.
Des défis économiques, monétaires et sécuritaires importants à relever
Le XVe Sommet ordinaire des Chefs d’Etat de la CEMAC se tient à un moment charnière qui cristallise de grandes attentes. Au niveau international, après la reprise constatée en 2021, l’économie mondiale serait à nouveau en train de plonger dans une phase de ralentissement exacerbé à cause, entre autres, des conséquences du conflit entre la Russie et l’Ukraine, des contraintes sanitaires liées à la pandémie du Covid-19, de la montée des tensions inflationnistes et du dérèglement climatique et de l’aggravation des fractures sociales La croissance mondiale devrait se contracter sensiblement pour se situer à 3,2% en 2023 contre 4,1% en 2022 et 5,5% en 2021. En zone CEMAC, la conjoncture et les perspectives à court terme devraient inciter les investisseurs à s’intéresser aux opportunités qui se présentent. Le taux de croissance devrait s’établir à 3,3 % en 2023 contre 3,5% en 2022. Cette prévision de croissance s’explique par l’effet conjugué de la bonne évolution des termes de l’échange et la bonne tenue des secteurs clés des économies sous régionales. Cette dynamique devrait engendrer une embellie au plan monétaire avec à la fois la maitrise des tensions inflationnistes, une amélioration du taux de couverture extérieure de la monnaie et un léger accroissement des réserves de change. Au plan sécuritaire, la sous-région demeure confrontée à la menace terroriste de Boko Haram dans la zone du Lac Tchad, à la piraterie maritime dans le golfe de Guinée, à la criminalité transfrontalière, ainsi qu’aux crises socio-politiques dans certains Etats.
Par Bernard Rodrigue BILLONG

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