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mercredi, 12 juin 2024

Canard: Hushpuppi en voie d’être condamné par un tribunal américain

Un argent gagné malhonnêtement est un venin, a-t-on coutume de dire. C’est du moins ce qui arrive à Hushpuppi aux Etats Unis. L’originaire du Nigeria selon des informations puisées à bonne source, aurait bâti sa fortune sur l’argent détourné à des d’individus dans le monde à travers les réseaux sociaux.

Ramons Abbas de son vrai nom, poursuivi pour fraude de plusieurs millions de dollars attend la sentence du tribunal central du District américain de Californie le 07 novembre prochain. L’homme hyper riche “d’Instagram” a utilisé sa mémoire et toutes ses facultés intellectuelles dans le sens contraire de la raison, bien qu’il jugea cela bien au départ. Recherché aux Etats Unis, il a couru jusqu’à ce que le temps finisse par avoir raison de lui. Le temps est le véritable maître de l’histoire. Car, Hushpuppi ne se voyait pas arrêté si tôt lorsque, séjournant aux Emirats Arabes, il sera appréhendé au mois de juin 2020 et conduit dare – dare aux Etats Unis pour répondre de ses actes. En juillet 2021, il va plaider coupable des faits qui lui sont reprochés. Le juge de Première Instance, Otis Wright a fixé sa condamnation au 07 novembre prochain.

Il faut déjà savoir que, cette affaire est riche en rebondissements car, l’audience sur la peine a d’abord été déplacée par le juge Wright du 14 février au 11 juillet avant qu’elle ne soit à nouveau reportée au 21 septembre. Maintenant, l’on croit pince sans rire que, la date du 07 novembre ne sera plus modifiée.

Signalons aussi qu’au départ de ce procès, Hushpuppi avait clamé haut et fort son innocence avant de revenir à de meilleurs sentiments en décidant de négocier avec les autorités américaines au mois de juillet 2021. Hushpuppi espérait alors obtenir une peine moins lourde.
Que de regrets et de remords qui vont le conduire à plaider coupable au deuxième chef d’accusation qui parle de « Complot en vue de se livrer au blanchiment d’argent ». L’infraction est Passible d’une peine d’emprisonnement maximale de 20 ans ». Hushpippu risque gros en définitive car, il faudra aussi restituer complètement le corps du délit, bien qu’il ait plaidé coupable. Bien plus, il devra dédommager intégralement les victimes de l’infraction pour laquelle il plaide coupable. Dura Lex , sed Lex . La loi est dure mais , c’est la loi. Ramons devra seulement purger sa peine. Certaines sources font déjà allusion à son expulsion des États-Unis après sa sortie de prison. Certaines supputations font croire à une peine maximale de 20 ans et une période de libération surveillée de 3 ans; une amende de 500 000 $ ou le double du gain brut ou de la perte brute résultant de l’infraction, selon la plus élevée des deux et une cotisation spéciale obligatoire de 100 $.

En 2009, il était pourtant reconnu comme un petit bougeoir, l’homme des grandeurs qui avait son mode de vie à part à 39 ans seulement. Selon le FBI M. Abbas a financé ce style de vie extravagante avec les produits du crime. L’argent gagné malhonnêtement est vraiment un venin. C’est du moins ce que l’on constate dans cette affaire riche en leçons de vie.

Background

Le bureau du procureur des États-Unis pour le district central de Californie indique que , Hushpuppi n’était pas seul dans cette d’escroquerie des populations via Twitter. Un accord se serait passé en janvier 2019 et un autre en 2020. Abbas aurait combiné voire conspiré ou prémédité son forfait avec plusieurs autres personnes pour effectuer des transactions financières à l’intérieur et à l’extérieur des États-Unis. La fraude électronique bien que juteuse cale parfois au cou. Agissant en coaction, plusieurs victimes ont soit blanchi ou tenté de blanchir des fonds obtenus frauduleusement, ou encore tenté d’être obtenus frauduleusement, par le biais de cyber-cambriolages bancaires, de fraudes de compromission de courriers électroniques professionnels (BEC) et d’autres stratagèmes de fraude.
Les victimes visées par ce complot seraient une institution financière étrangère (qui était une banque à Malte), le cabinet d’avocats de la victime (situé dans l’État de New York) et deux sociétés situées au Royaume-Uni.

Un haut responsable de la police nigériane, Abba Kyari, a ensuite été inculpé pour son rôle dans la facilitation du crime. Ce dernier a échappé de justesse aux poursuites judiciaires grâce au bras de fer opposé à la justice américaine par un tribunal fédéral d’Abuja qui avait rejeté la demande de son extradition selon certaines sources.
Le juge, Emeka Nwite, a fait savoir que le procureur général du Nigeria, Abubakar Malami, qu’il était responsable de l’échec de l’affaire en engageant la procédure d’extradition malgré que l’affaire pénale soit en cours contre M. Kyari au Nigeria.

Le diable rattrape vraiment ses abonnés
Dans certains stratagèmes BEC impliquant des entreprises victimes au Royaume-Uni, M. Abbas aurait conspiré le 12 mai 2019 des paiements frauduleux d’environ 6 millions de livres sterling par semaine. Une fois qu’une victime déposait des fonds sur un compte bancaire, le défendeur se coordonnait avec d’autres co-conspirateurs pour obtenir ou déplacer les fonds et les blanchir davantage, avait ainsi déclaré le gouvernement américain.
Outre qu’il avait admis l’implication du défendeur dans les stratagèmes visant à escroquer les victimes énumérées ci-dessus, M. Abbas aurait également admis sa participation à un stratagème visant à escroquer une société au Qatar qui construisait une école internationale (la Qatari Victim Company) et le propriétaire de cette société.

Il aurait également commencé en décembre 2019 à conspirer avec un de ses adeptes pour escroquer le propriétaire de la société qatari « qui cherchait un prêteur pour investir 15 000 000 $ dans un projet de construction d’une école internationale ».
« À partir du 11 décembre 2019 ou aux alentours de cette date, le défendeur a commencé à communiquer avec l’homme d’affaires victime, en utilisant frauduleusement le nom Malik », a-t-il déclaré.

Coincé, Malik, aurait laissé entendre que, Hushpuppi a faussement dit à la victime qu’il ouvrirait un compte bancaire aux États-Unis où le prêt de 15 000 000 $ pourrait initialement être déposé. Des sources concordantes, il ressort qu’en réalité « le défendeur et le Co-conspirateur n’avaient pas l’intention d’aider l’homme d’affaires victime à obtenir ce prêt. Ils avaient plutôt l’intention de soustraire de colossales sommes d’argent à cet homme d’affaires. Le riche homme nigérian a promis restituer à ses victimes ce qu’il leurs a frauduleusement pris dans leurs comptes. En attendant le jour dit c’est-à-dire, le 07 novembre prochain, tous les regards sont orientés vers le tribunal américain de Californie qui devra se prononcer à défaut de renvoyer la mise en délibéré de cette affaire à une date ultérieure.

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