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jeudi, 13 juin 2024

Cameroun – Innovations Jeunes : William Elong un génie Camerounais en voie de disparition!

Le jeune Camerounais de 29 ans, génie du drone est en passe de tourner le dos à son pays. Il est considéré à l’échelle mondiale comme un petit génie du drone, le jeune Camerounais âgé de 29 ans est déjà propriétaire de deux entreprises créées grâce à plusieurs levées de fonds.

Abandonné par son pays qui, au lieu d’investir pour la promotion des initiatives et de l’intelligence comme ce jeune, préfère parler d’un plan triennal spécial jeunes doté de 102 milliards et répartis entre amis et ressortissants majoritaires d’une région avec des projet dont la pertinence et la plus-value n’ont aucun impact véritable sur l’économie nationale encore moins sous régionale, africaine ou mondiale. Depuis le 22 Décembre dernier, William Elong est en France à la recherche des partenaires pour le développement de ses industries et selon certaines sources il envisagerait ouvrir une filière de son entreprise Will & Brothers consulting en France.

Plus jeune diplômé de l’Ecole de guerre économique de Paris, William Elong est le premier à produire des drones au Cameroun. C’est avec regrets qu’il décrie l’impossibilité de s’implanter en Afrique «Au départ, notre vision était d’arriver par exemple de faire une usine de production de drones en Afrique. Et progressivement, l’évolution du marché nous a fait comprendre que ce n’était peut-être pas là la meilleure direction à prendre et qu’il fallait tout de suite se repositionner » explique-t-il.

« Aujourd’hui, on a essayé de se développer sur la partie intelligence artificielle. Aujourd’hui, fabriquer un drone n’est plus un enjeu technique, le sujet aujourd’hui c’est quelles données vous pouvez collecter, comment vous pouvez l’exploiter. »

Très discret sur ses collaborations, il travaille avec Thalès ou les autorités camerounaises. Au-delà du domaine sécuritaire, ses drones et algorithmes ont des applications très concrètes dans le civil. Une phase pilote avec le Pnud, pour reconnaître des maladies sur les plants de cacao. Ou encore dans le domaine de la conservation…

Ce sont des élèves de l’école de protection de la faune, donc vraiment leur métier ça va être garde forestier ça va être éco-garde, donc vraiment c’est leur métier. Nous avons formé quatre-vingt télépilotes sur toute l’Afrique centrale, donc on en a formé au Congo, on en a formé au Cameroun. Donc, on a vraiment fait du transfert de connaissances, on les a formés au pilotage, on leur a donné des bases de maintenance. Nous, aujourd’hui, à leur métier, on vient ajouter une compétence parce qu’il y a beaucoup d’éco-gardes qui se font tuer notamment à cause des problématiques de braconnage. Donc, le fait de pouvoir déployer un drone, surveiller une zone de jour comme de nuit sans risquer la vie d’un homme sur des superficies qui peuvent aller jusqu’à 510 km à la ronde oui ça a un impact.

L’algorithme, l’élément-clé pour accélérer les processus

Il souhaite faire évoluer encore plus loin les applications de ses algorithmes. « Ce que je rêve de réussir à faire là, c’est un algorithme qui va simplifier la détection de cancer du sein. Les rares fois où je l’évoque, on me demande, mais c’est quoi le rapport entre les drones et le cancer du sein ? En fait, le rapport, c’est l’algorithme. Si votre algorithme arrive à distinguer l’image d’un chien et l’image d’un chat, en réalité, c’est la même mécanique derrière qu’il faut pour distinguer l’image d’une cellule saine et l’image d’une cellule malade. Mon objectif serait de réduire le temps par exemple des diagnostics de cette maladie-là. »

Il regrette aujourd’hui l’inadéquation des fonds d’investissement pour le développement des talents en Afrique. Pour sa part, il espère, l’année prochaine, voir son entreprise entrer en Bourse.
Au delà de cette ambition qui est légitime, une collaboration avec un pays étranger notamment la France ne sera pas sans conditions, lesquelles conditions pourront l’amener pourquoi pas à signer la nationalité française. Voilà un autre talent que l’Afrique et le Cameroun risquent de perdre pour manque réel d’une politique tournée sur l’investissement et le financement des projets comme celui là. Il deviendra alors un consultant étranger dans son propre pays. Quel gâchis !!!

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