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samedi, 22 juin 2024

Mali : Le Retrait des troupes françaises confirmé à l’Elysée

Retrait des troupes françaises du Mali,  les ressortissants maliens vivant à  Yaoundé partagés entre la peur et la satisfaction.

L’actualité sur ce qui peut être considéré comme un bras de fer entre Paris et Bamako est suivie de près par les ressortissants maliens vivant à Yaoundé, capitale politique du Cameroun. Le retrait des troupes françaises annoncé par la France et ses partenaires ce 17 février 2022, est apprécié positivement par une franche de maliens. Sidiki Koné, tailleur au quartier Briqueterie à Yaoundé estime que c’est une voie de libération du Mali qui est entamée : «  J’apprécie ces efforts de la junte qui se bat corps et âme pour le meilleur de notre pays. La France doit comprendre que nous ne voulons pas la guerre, mais juste être libres, pouvoir décider de nous-mêmes pour l’avenir de notre pays ».

En effet, la France et ses partenaires ont confirmé le retrait coordonné des troupes au Mali au cours d’un dîner de travail à l’Elysée. Dîner de travail qui a connu la présence de plusieurs dirigeants africains et européens. Seulement, quelques 2500 à 3000 soldats français resteront au Sahel pour empêcher aux djihadistes de mener des attaques terroristes. Le retrait dans troupes françaises notamment à Gao, Menaka et Gossi  d’après le texte conjoint de déclaration, prendra 4 à 6 mois.  La majorité des ressortissants maliens au Cameroun y croient fermement et  surtout à la détermination du gouvernement malien de trouver d’autres voies de coopération : «  Nous avons suivi à la radio nationale que notre ministre des Affaires étrangères étaient au Qatar et en Iran et que les négociations avec ces pays sont concluantes.  Le Qatar nous a fait la promesse de construire un grand hôpital au pays et l’Iran est prêt à coopérer avec nous dans le domaine de l’industrie et du transfert de technologie. C’est ça que nous voulons. Personnellement au sujet de la junte au pouvoir, je n’y vois pas d’inconvénients si le pays se libère du fait de leur audace, on ne saurait nous berner avec les histoires de démocratie quand ça va mal. Ceux qui étaient là n’ont  pu oser. Je demande seulement à mes frères de regarder notre futur et de ne pas céder à la déstabilisation  ».

La peur omniprésente

Des informations glanées çà et là, les forces Barkhane et Takuba vont quitter le Mali. La raison avancée par la France parle «  d’obstruction des autorités maliennes de transition ». Paris estimerait que les conditions «  politiques, opérationnelles et juridiques ne sont pas réunies pour poursuivre efficacement son engagement militaire actuel ». Également évoquée, la présence des mercenaires de Wanger sur le territoire malien. Plusieurs ressortissants maliens de Yaoundé disent craindre qu’il n’y ait après ce retrait des troupes françaises,  des concubinages incestueux avec les rebelles Djihadistes ou leur réarmement pour courciuiter le pouvoir du colonel Assimi Goïta : «  Je prie que le bon Dieu nous aide parce que, la France ne sera pas contente de quitter le Mali après 09 ans d’intervention militaire dans notre pays. On n’abandonne pas facilement un butin de guerre. L’on pourrait prendre cela pour un aveu d’échec ».

Bien que la situation soit encore tendue entre Paris et Bamako et que les négociations entre les autorités maliennes et la CEDEAO soient encore en cours pour l’annulation des sanctions de l’institution sous régionale, la plupart des maliens vivant à Yaoundé souhaitent que le pouvoir en place  atteigne son objectif à savoir, trouver rapidement des partenaires à même de combler le vide que va laisser la France au Mali.

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