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dimanche, 23 juin 2024

Culture Élection Miss Cameroun 2023 : De la fin des scandales vers la légitimité souhaitée ?

C’est du moins la grosse interrogation teintée d’envies réelles pour des milliers de Camerounais soucieux de voir cette compétition qui consacre la plus belle femme du Cameroun dire Adieu aux multiples scandales et autres faits qui n’ont pas jusqu’ici porté haut le pays des lions indomptables.

Depuis le 12 Novembre 2022, le peuple camerounais et le monde entier connaissent le nom et le visage de la nouvelle reine de beauté du Cameroun élue au terme de la 16è édition du Concours Miss Cameroun organisée au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé en présence de la Première Dame Chantal BIYA. Si le nom et le visage de la Miss Cameroun 2023 sont déjà connus, les camerounais et les internautes sont impatients de connaître le nouveau scandale qui tarde encore à éclore car chaque édition de cette compétition depuis 2002 offre toujours son lot de surprises aussi néfastes que scabreuses.

Une élection à scandales

En 2002, un clash éclate entre le Comité d’organisation Miss Cameroun (Comica) présidé par Ingrid Solange Amougou et la miss Agathe Pascaline Nomgne. Fraîchement élue, la reine de beauté se verra tout simplement retirer sa couronne. Motif de ce retrait : la belle aussitôt couronnée a voulu jouer la partition seule sans tenir compte du Comica qui lui rappellera ses devoirs à sa manière. En 2008, un autre incident fait rage au sein du Comica. Il oppose cette fois, la miss Joëlle Audrey Amboagué à Ingrid Solange Amougou. Joëlle Audrey Amboagué revendiquera tout haut, la voiture que lui aurait été offerte puis repris par le Comica. Une accusation qu’Ingrid Solange Amougou balayera d’un revers de main en soulignant que la voiture querellée était un véhicule de service pour faciliter les déplacements de la miss durant son mandat d’un an et non un lot pour miss 2008. En 2009, le public s’est à peine remis de « l’affaire de la voiture » qu’un autre scandale survient quelques jours après le couronnement d’Anne Lucrèce Ntep, miss Cameroun 2009. Sans trembler, la jeune fille de l’époque au teint noir brillant va tout bonnement accuser le Comica de harcèlement. Elle disait avoir reçu des propositions malsaines de certaines hautes personnalités en lien avec son titre de miss. Une fois de plus, le Comica va, tel un roseau plier sans rompre. Il va poursuivre ses activités avec une édition 2010 pendant laquelle tout se passera sans incidents avec l’élection de Barbara Matagnigni.

 

Des scandales à répétition qui concourront à déteindre l’image voulue prestigieuse de ce concours de beauté qui depuis 2013 voit son vainqueur représenter le Cameroun a l’Election Miss Monde et qui est devenue la propriété de l’Etat du Cameroun depuis 2018 par le biais du Ministère des Arts et de la culture qui avait pourtant taper du poing sur la table espérant mettre fin à ces scandales.

 Le discours inaudible de la Tutelle

Longtemps resté passif, l’intervention du Ministre des Arts et de la Culture lors de la cérémonie de remise des récompenses symboliques aux lauréates du concours Miss Cameroun mardi 2 janvier 2018, marque pour une première fois l’implication du gouvernement dans ce chaos. Selon nos sources, le Pr. Narcisse Mouelle avait dénoncé et décrié tous les scandales qui émaillent la compétition. Des instructions fermes avaient été données à la Présidente du Comité d’organisation de l’élection Miss Cameroun, Solange Amougou en ces termes : « Je compte sur madame la présidente du Comica pour que les scandales, qui malgré elle, en dépit d’elle, ont émaillé la compétition l’année dernière ne se reproduisent pas cette année… ». Le Ministre Mouelle Kombi avait par ailleurs invité le Comica à mettre tout en œuvre pour «la préservation de l’image du Cameroun ». Le Ministre des Arts et de la Culture avait également insisté sur « le sens de la responsabilité et du respect des engagements » au regard du climat de « crise » qu’on observe. Le Ministre avait aussi interpellé la Miss élue, Caroline Aimée Nseke, une étudiante basée en Suisse et ses dauphines en les invitant à être plus respectueuses « des emblèmes, de symboles en matière d’exemplarité et d’excellence ». Mise en garde qui était tombée dans les oreilles de sourds au vue de la vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux quelques jours plus tard et qui montre une exécution approximative de l’hymne du Cameroun par la miss Cameroun 2018. Même si cette dernière s’en était défendue en arguant que la vidéo datait d’un an, rien ne saurait justifier un tel enchainement de scandales de la part du Comité d’organisation de l’élection miss Cameroun.

La nécessité de la refondation du COMICA

S’il est incontestablement reconnu que le Comité d’organisation de l’élection Miss Cameroun présidé par Madame Solange AMOUGOU a ravivé la flamme d’une compétition plongée aux oubliettes depuis des décennies, l’urgence d’une refondation de ce comité dont les membres et le jury sont souvent accusés d’une part de harcèlement et d’autres par de favoritisme afin d’avoir finalement et pour le bien de tout un peuple qui ne demande qu’à être épargné de ces scandales qui s’imposent à lui et malgré lui et qui par ricochet ne font pas bonne presse ni publicité pour celle appelée à porter la couronne du Cameroun pendant au moins 10 mois.

Avec l’implication plus active du gouvernement par le biais du ministère des arts et de la culture depuis 2018, et la présence plus ou moins constante de la Première Dame du Pays, la mise sur pied d’une commission interministériel chapeautée par le premier ministre pourrait être un bon début. Aussi l’accompagnement matériel et financier de la Miss dans la mise en exécution de son programme qui est l’un des éléments clé de son élection.

L’urgence s’impose.

 

Bernard Billong

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