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samedi, 22 juin 2024

Cameroun // Alimentation en eau potable : Encore un projet à cout de milliards de Frans CFA

Le gouvernement du Cameroun à travers le ministre de l’eau et de l’énergie a inauguré la phase 2 du projet d’alimentation en eau potable de neuf villes à Garoua Boulai dans le département du Lom et Djérem dans la région de l’Est Cameroun.

L’ambition à terme est d’offrir aux populations de Kribi, Bafoussam, Bamenda, Sangmélima, Garoua boulai, Dschang, Yabassi, Maroua et Garoua 74 400m3 d’eau supplémentaire par jour. s’il est vrai que cette phase est la suite de la phase une achevée en 2021 et qui avait permis d’augmenter la production quotidienne d’eau de près de 38 000m3 pour les villes de kribi, Bafoussam, Bamenda et Sangmélima, l’on ne s’empêche pas d’être sceptique, de voir la concrétisation réelle de ce projet avant d’y croire quant-on sait qu’au Cameroun il existe une très grande différence entre le lancement d’un projet qui fait souvent l’objet de grands renfort de publicité et sa livraison mais pas que…

Malgré l’abondance des ressources, la majorité des habitants n’ont pas facilement accès à une eau propre à la consommation. La répartition des ressources et des infrastructures entraîne d’importantes inégalités entre les zones rurales et urbaines. En zone rurale, seulement 43,5% des habitants ont un accès à l’eau potable, tandis que la majorité restante doit parcourir des trajets parfois longs et périlleux. Pour certains habitants, l’eau des rivières et marigots constitue la seule source d’eau accessible. Or, pour être potable, ces eaux nécessitent un traitement ou un filtrage qui n’est que rarement réalisé par les consommateurs. Par ailleurs, l’accès aux points d’eau reste une véritable épreuve pour ces habitants puisque les routes empruntées sont très peu entretenues et fortement accidentées. De même, les sources d’eau étant sujette à de fortes variabilités en fonction de l’environnement, il n’est pas rare qu’elles tarissent lors de la saison sèche.

 

Dans ce contexte, il faut compter plus d’une heure par jour chaque jour pour aller s’approvisionner en eau. Depuis 2005, le Cameroun s’est aligné sur les objectifs des Nations Unies et s’est engagé à intégrer le Plan d’Action National de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PANGIRE). Ce plan, mis en valeur par le Sommet Mondial sur le Développement Durable qui s’est tenu à Johannesburg en 2002, permet d’améliorer la gestion des ressources en eau tout en préservant l’environnement et en assurant la pérennité des ressources. Depuis lors, le gouvernement camerounais adapte ses stratégies afin de répondre aux objectifs fixés.

A l’heure actuelle, le PANGIRE s’est adapté à l’Agenda 2030 fixé par l’ONU et tout particulièrement à l’objectif n°6 : « Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ». Depuis 2004, La gestion de l’eau au Cameroun est décentralisée, ce sont les communes qui sont chargées de mettre en place les infrastructures nécessaires à la distribution de l’eau pour leurs habitants. Pour autant, les difficultés rencontrées par les services publics comme le manque de moyens financiers, empêchent d’atteindre les objectifs visés. C’est pourquoi les instances internationales telles que l’ONU ou la Banque Mondiale, ainsi que des États comme le gouvernement français ou encore des ONG se sont mobilisés afin de financer et de développer des programmes qui visent à améliorer l’accès à l’eau potable.

Le projet PAEPYS, entendez, Projet d’Alimentation en Eau Potable de la ville de Yaoundé et ses Environs, lancé depuis plus de 4 ans peine encore à sortir définitivement des terres pour le bien des populations concernées

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